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NOS PARADIS PERDUS
(Extrait de l’album NOS PARADIS PERDUS)
Nos paradis perdus, c’est l’ombre du soleil
Qui fuit le port désert
En sortant de l’école, c’est l’enfant roi qui chante
Ignorant les frontières
Nos paradis perdus, c’est l’odeur des marchés
Des cris et des visages
Que l’on ne verra plus, Zeralda, Boufarik
C’était quoi nos villages
Les pins de Canastel, les arcades rue d’ Arzew
Mon bus pour Gambetta et une mer trop bleue
Et ce boulevard Front de mer
Gravé dans ma mémoire
C’est les yeux de Fatma qui pleure
Parce que je pars
Que saviez-vous de tout cela
Vous qui ne nous connaissiez pas
Que saviez vous de mon pays
Cette autre France, terre d’espérance
Que j’aimais tant, que j’aimais tant,
Que j’aime tant
Nos paradis perdus, c’est l’odeur de la pluie
Que le soleil efface
C’est l’arôme du café, à l’ombre du matin
Fumant sur la terrasse
La plage des andalouse, le dimanche sur le sable
Nos pique-niques gigantesques
Souvenirs inoubliables
Et ce soleil couchant qui brûle mon regard
C’est les yeux de ma mère qui pleure
Notre départ
Que saviez-vous de tout cela
Vous qui nous rejetiez déjà
Que saviez vous de notre enfance
Sur cette terre , pleine d’espérance
Que j’aimais tant, que j’aimais tant,
Que j’aime tant
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