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 Mes coups de coeur


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 PANORAMA DU JAZZ

Réalisé par Boris Vian

Il a été gravé 200 exemplaires
numérotés, à la main, de 1 à 200


 
Quelques petits extraits du disque

 

***

 

 

 Les maux bleus

de Pierre-Charles Mazella


 

 

ALGER DE MON ENFANCE

 

Au bruissement de ton haïk de blancheur,
Mes maux bleus, aux poussières d'amertume, alarment
Les ruelles, où ma jeunesse, nue et belle, pleure
Son avenir meurtri, sous le bruit des armes.

Fantôme blanc, aux yeux hennés de désespoirs,
Rappelles-toi de l'éclat de tes atours,
Qui, dans mon cœur d'enfant, gravaient leurs mémoires
Et, à mes souvenirs, apportent leurs secours.

Vision d'ivoire lève les cieux aux mille essences,
Pour que ma nuit d'hiver se chauffe de tendresse,
Tel la plage où, perdure mon adolescence.

Alger, perle de mon enfance, souviens-toi
De la folie qui errait dans ma tristesse,
Elle vit encore pour me souvenir de Toi.

 

***

 

 Gérard FRELING

Auteur, compositeur, interprète

Sociétaire de la SACEM

Gérard est un pied-noir d'adoption, il est tombé amoureux du pays et ne l'a plus quitté jusqu'à l'exode.



 

NOS PARADIS PERDUS

(Extrait de l’album NOS PARADIS PERDUS)

 

Nos paradis perdus, c’est l’ombre du soleil

Qui fuit le port désert

En sortant de l’école, c’est l’enfant roi qui chante

Ignorant les frontières

 

Nos paradis perdus, c’est l’odeur des marchés

Des cris et des visages

Que l’on ne verra plus, Zeralda, Boufarik

C’était quoi nos villages

 

Les pins de Canastel, les arcades rue d’ Arzew

Mon bus pour Gambetta et une mer trop bleue

Et ce boulevard Front de mer

Gravé dans ma mémoire

C’est les yeux de Fatma qui pleure

Parce que je pars

 

Que saviez-vous de tout cela

Vous qui ne nous connaissiez pas

Que saviez vous de mon pays

Cette autre France, terre d’espérance

Que j’aimais tant, que j’aimais tant,

Que j’aime tant

 

Nos paradis perdus, c’est l’odeur de la pluie

Que le soleil efface

C’est l’arôme du café, à l’ombre du matin

Fumant sur la terrasse

 

La plage des andalouse, le dimanche sur le sable

Nos pique-niques gigantesques

Souvenirs inoubliables

Et ce soleil couchant qui brûle mon regard

C’est les yeux de ma mère qui pleure

Notre départ

 

Que saviez-vous de tout cela

Vous qui nous rejetiez déjà

Que saviez vous de notre enfance

Sur cette terre , pleine d’espérance

Que j’aimais tant, que j’aimais tant,

Que j’aime tant

 

 

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